Analyses exclusives du secteur extractif malien.
Après des mois de négociations autour du Code Minier de 2023, la participation majorée de l'État transforme l'accord historique sur l'un des plus grands complexes aurifères d'Afrique.
Longtemps focalisé sur l'or, le Mali vient d'expédier ses premières cargaisons de concentré de spodumène. Une révolution industrielle qui redessine la géopolitique régionale.
Les effets du Code Minier de 2023 se font concrètement ressentir. Le fonds de développement local vient de libérer une enveloppe inédite de 18,4 milliards de FCFA (~30 millions $) pour le financement direct de projets communautaires.
Créée en février 2026, la Société de Patrimoine Minier du Mali (SOPAMIM) s'impose désormais comme le bras armé financier de l'État, gérant les participations souveraines de l'État (pouvant atteindre jusqu'à 35 %) dans les mines du pays.
L'année 2025 fut la plus difficile de la dernière décennie pour la production aurifère malienne (~42 tonnes). Cependant, grâce à la montée de phase de nouvelles fosses et la clarification légale, 2026 amorce un retour en force.